Anna Williams exposée à la nouvelle Galerie d'art d'Ottawa

Anna Williams on view at the new Ottawa Art Gallery

Dans le cadre de l’exposition inaugurale Àdisòkàmagan / Nous connaître un peu nous-mêmes / Nous deviendrons tous des histoires, Anna Williams présente «Canada House».

La Maison du Canada offre au spectateur un moment de pause pour enquêter sur ce que nous avons perdu dans notre passage de la nature à la culture et sur la notion perçue de permanence dans la société contemporaine. Cette installation est composée de trois castors en bronze coulé grandeur nature la construction d'une loge de castor en indivjette idalement des branches d'arbres en résine claire. La loge sera éclairée de l'intérieur pour créer une présence éthérée et séduisante mais inquiétante dans une galerie sombre, tandis qu'un enregistrement audio boucle périodiquement l'avertissement soudain de la queue d'un castor s'écraser à la surface d'un lac, faisant taire la scène.

Le castor emblématique et industrieux - de toutes les créatures du monde naturel, c'est celui qui est le plus lié à la tendance humaine à modifier notre environnement pour répondre à nos propres besoins et non à l'écologie. Le castor comprend notre désir de construire, de dominer et d'exploiter notre habitat à court terme, mais aussi le caractère sacré de la maison et de la famille. Le contraste des matériaux dans cette installation est intégral, la force et la permanence des castors en bronze en opposition à la fragilité et la délicatesse de la loge en résine. Les castors nous remplacent - si confiants dans leur permanence qu'ils construisent leur maison en verre, sans être gênés par les avertissements qui résonnent au loin.

Le claquement tonitruant de la queue d'un castor à la surface d'un lac alerte le spectateur qu'il a perturbé la paix de son environnement, demandant au spectateur de tenir compte de l'avertissement et de modifier sa trajectoire. Les réverbérations résonnent à travers l'espace, pour nous rappeler une époque où notre relation avec la nature était celle d'un partenariat équilibré. Quand il y avait une sagesse vénérée dans le monde naturel que les humains reconnaissaient et dont dépendaient les conseils et la survie. Nous sommes maintenant complètement à la merci de notre environnement en mutation et pourtant c'est un récit de notre propre création - que notre plan de progrès moderne arrive à un prix élevé, un prix que nous ne pouvons pas nous permettre plus longtemps.

La Maison du Canada explore les limites de la présence et de la perte. En tant que société, nous avons perdu notre connexion à la nature et, ce faisant, notre capacité d’entendre et de reconnaître les avertissements. Le claquement de la queue d'un castor - si net et clair dans son message, mais l'auditeur doit être présent pour saisir l'intention. Cette déconnexion a entraîné une dissociation de notre moi naturel et, par conséquent, nous avons perdu les aspects les plus primitifs et les plus puissants de l'expérience humaine, inhibant notre capacité à survivre émotionnellement et physiquement dans un environnement changeant.

Cliquez ici pour regarder un time-lapse d'Anna installant l'œuvre