Justine Bonnin: Ça commence par un J

Justine Bonnin:  Ça commence par un J
Présentation Exposition:


Pour sa première exposition solo, dans l’élan de son précédent corpus d’œuvre « Étreinte à Manea » l’ayant mise à l’avant-scène de la relève en joaillerie contemporaine, Justine Bonnin nous convie à l’exposé, par la matière, d’une catharsis sur une question qui lui est chère:
Qui est donc ma mère ?
Les qualificatifs pleuvent, mais les indices d’un éclaircissement, pourtant, se troublent. Au sortir d’une enfance selon les termes d’une adulte bipolaire à tendance schizophrénique, Justine aborde la question de l’identité qui sera étudiée à travers sa relation avec elle, et ce, alors que cette interrogation se butte généralement au leurre d’une connaissance absolue. Son projet, c’est le début d’un prénom, le début d’une réponse qui s’efforce de faire les premiers pas sur un chemin glissant, sur une avenue dérangeante, quitte à bousculer jusqu’à nos convictions les plus enracinées.
Par cette simple question, elle propose la dissection essentielle de sa mère, il en va de soi, mais la vôtre aussi, et, finalement, irrémédiablement, la sienne, et ça…
Ça commence par un « J ».



Née en France, Justine quitte son pays à 19 ans pour parcourir le monde et voyager. Des années plus tard, elle découvre le milieu du bijou contemporain en intégrant l’École de Joaillerie de Montréal.
Au cours de ses études, elle recevra le prix de la créativité (2017) et pour cause, puisqu’on voit déjà paraître dans son travail une vision hétéroclite du bijou.
Diplômée en 2018, elle se distingue la même année en remportant la 15ième compétition nationale annuelle des étudiants en joaillerie au Canada, organisée par la galerie L.A. Pai.
Justine compose ici une œuvre inscrite dans l’alliance de matériaux classiques et non-conventionnels. Elle cherche, par l’usage du corps inaltéré de la matière, à donner tribune à son message, à faire presque de la substance plus l’artiste que sa main même. En mariant des métaux rouillés avec des formes brutes et organiques, son intriguant travail transporte toute la complexité de sa propre histoire, laquelle s’ouvrira devant nous dans cette première exposition solo.


Justine Bonnin tient à remercier le Conseil des Art et des Lettres du Québec pour son soutien à ce projet.



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For her first exhibition, in the continuum of her previous body of work «Étreinte à Manea » which brought her to the forefront of the emergent Canadian contemporary jewellery scene, Justine Bonnin takes us though a presentation, through matter, of a catharsis on a question that is dear to her:
Who is my mother ?
Qualifiers abound, but the cues of enlightenment get confused. Issued from a childhood following the terms of a bipolar adult with schizophrenic tendencies, Justine approaches the question of identity which will be studied through her relationship with her, and that, even though this interrogation is generally met with the lure of absolute knowledge illusions. Her project is the beginning of a name, the beginning of an answer which aims to make its first steps on a slippery slope, on a disturbing path, even if this means hustle up to our most rooted convictions.
With this one question, she proposes her mother’s essential dissection, it goes without saying, but also yours, and, finally, irredeemably, hers, and that begins with a « J ».



Born in France, she left her country at age of 19 to travel around the world. Years later, she discovered the world of contemporary jewellery while attending the École de Joaillerie de Montréal. During her studies, she was decorated with the Award for Creativity (2017) and for good reasons, since we could already witness though her work her motley vision jewellery.
Graduating in 2018, she stands out that same year by winning the 15th Annual National Jewellery Student Competition in Canada, organized by L.A. Pai gallery.
Justine compose son travail comme une combinaison de matériaux traditionnels et non conventionnels. Par l'utilisation de matériaux inchangés, elle cherche à exprimer son message, à faire prévaloir l'expression artistique de la substance sur celle de sa propre main. Mariant des objets corrodés à des formes brutes et organiques, son travail très intrigant porte la complexité de sa propre histoire, qu'elle nous fait découvrir dans cette exposition.

"Des pièces magnifiques et intrigantes et une gamme impressionnante de matériaux et de techniques exposées, maintenues ensemble par une esthétique élégante." - Imogen Greenhalgh Rédacteur adjoint de Crafts Magazine (Royaume-Uni)

Justine Bonnin tient à remercier le Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son soutien dans ce projet.